La véridique
histoire du
Studio de Musique Contemporaine
alias
SMC
L'ancêtre
du
SMC ou Studio de
Musique Contemporaine se nomme Centre de premières
auditions, fondé par Mlle Elisa Isolde Clerc. Il joue le
rôle utile de banc d'essai de la cité. C'est sous ses
auspices qu'en
1958 se joue l'opéra
que Jacques Guyonnet écrit sur un livret de Miche Soutter
et qui est aujourd'hui perdu, à moins qu'il n'en subsiste
une copie chez l'un des interprètes ou à la radio romande.
Un opéra? Genre ambitieux, le compositeur lui-même ne
cessera par la suite de dire que c'est un genre mort, de
musée et que le cinéma l'a remplacé. La mécène Jeanne
Hatt-Simon aidera à monter l'œuvre en mettant à disposition
son théâtre privé de La Cour St Pierre, voisin de la
cathédrale genevoise. Peu après le SMC est fondé. Il y aura
une éternelle confusion dans la tête des politiciens qui
pensent qu'il s'agit d'un studio (laboratoire de musique
électronique) alors que dans l'esprit du fondateur le mot
Studio provient du latin Studium, étude de la musique
contemporaine. En
1959, dans les débuts, on verra
apparaître Kurt Forster compositeur zurichois et Jacques
Guyonnet dirigera sa
Suite sérielle, œuvre
également perdue mais qui, lors de la première au
Conservatoire, lui ralliera le milieu d'Ansermet, Madeleine
Lipatti, André de Blonay, Raymonde Gampert (chez qui se
donne une audition privée de cette œuvre(, Willy Kunz, Sa
Majesté la Comtesse de Sarre (aka Reine Marie-José de
Savoie qui va lancer les concerts de Merlinges) et d'autres
qui aspirent à connaître la "musique nouvelle". Premières
réactions de la presse genevoise.
(Sept articles)