Base Anabase, qui peut se traduire par "Partir, revenir" ou
encore par "Mon écriture, le retour". L'idée est simple, il
s'agit d'un texte de piano entouré de deux versions
orchestrales différentes. La soliste - Geneviève Calame
pour la création en 1988 à la Radio romande - jour son
texte de deux manières. La première est, pourrait-on dire -
impressionniste, des lumières de forêt, de sous-bois,
seules les cordes entourent le piano dans un climat un peu
lent, frémissant, avec douceur. Le reste de l'orchestre est
mis entre parenthèse.
On peut alors jouer Anabase ou le retour, ou encore mieux :
la relecture.
Le tempo est plus vif, le climat plus
colérique, plus imprécatoire. Les bois, les cuivres et les
percussions usent de leur puissance. Là où Base formule de
la douceur, Anabase use d'une lumière dure, quasi
destructive. Il est important que le chef dispose dans le
même texte de deux esprits très opposés, le second étant le
feu.