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version du 29 août 1984 Sujet : Un homme imagine de dominer le pays en mettant la main sur des radios libres qui diffuseront des messages subliminaux. Plus ambitieux, il discerne les pouvoirs hypnotiques de la musique actuelle et cherche à développer des patterns capables d'influencer les décisions des auditeurs sans qu'ils en soient conscients. Dans cette recherche de dictature musicale il crée des réseaux complexes diffusant ces messages de communication-domination. C'est la confrérie, Serendipity Studios (SS) dont il occupe successivement les postes de controle, Dispatcher, Broadcaster, Programmer puis finalement le Surfer, car le chaos est son but. Parmi ceux qui l'entourent deux ennemis imprévisibles tentent de l'éliminer à la surprise d'un complot texte ;
Je vais 'downtown', sans but apparent. Et mon chemin est peu logique, le moins logique possible. Car ils se sont décidés. Ils ont décidé de m'avoir. Ils ont voté ma mort. A cette même table de bois sombre où hier encore j'étais assis. J'imagine très bien le visage du Broadcaster, mon ennemi 'très' personnel, près de l'une des lampes vertes qui découpent l'élégante obscurité acajou du vieux cercle américain.. Un silence s'est fait quand son ultimatum est tombé. Et les yeux des présents se sont baissés un par un quand lentement il les a dévisagés. Ce n'est qu'un vote. Dont l'éxécution reste une idée un peu vague, dans le futur, car la mort d'un 'aspect' est toujours théorique. Et ils ne savent pas encore où, quand...ni comment.
Je tourne dans la cinquième avenue et les voix me rattrapent. Je sais que dans des studios proches ..où même de l'autre côté de la nuit planétaire, on se presse pour me trouver. Mais je suis l'homme au bout des ondes et j'entends bien le rester assez longtemps pour les décourager. Une ombre. Qui peut donner l'adresse d'une ombre ? Alors ils attaquent : synchrones les synthétiseurs s'érigent en tours de cordes et de cuivres, ils portent une voix au sommet de la vague puis se retirent et la laissent flotter, privée de ses basses. C'est un bon tour de surf, je l'ai pratiqué souvent. Je crois mme l'avoir mis à la mode chez S.S. (Serendipity Studios), hier, ..dans le temps! Moi l'ombre sans accès et sans dossiers je viens d'accomplir une mission dangereuse. La plus dangereuse. J'ai tué Euthanase. C'est pourquoi on lance la Musica contre moi. J'ai tourné à droite dans la cinquantième. Oh! ça danse ! Moi le premier ordonnateur de cette fête permanente, moi qui parlais dans les têtes de cent millions d'individus avec mes programmes je remonte le vent froid venu de la mer et deviens ma propre cible. Je me demande si les passants me voient osciller quand mes ex-associés testent sur moi les formules d'Hypnos. La Musica...je la connais. Elle est plus vieille que moi bien sûr mais quelquefois j'en révèle des flancs, des ombres auxquels vous n'avez pas songé ..encore. New-York s'efface soudain. Là où acier verre et béton ont composé une fantastique érection il n'y a plus que le désert des minarets, une chaleur tremble, les rythmes s'inflèchissent. Vieil Orient dont nous ne supportons plus que le passé sorcier : Les sabreurs ne sont pas loin. Heureusement ça ne dure pas, juste une trombe d'air qui hurle méchamment très près..trop près. -I leave the message, I leave the message - You see my name on the walls ( ostinato d'accords mineurs ) - I'm ready.. (tourbillons de feu en trilles, une voix râpeuse) - Come quick, somebody walks behind me - A Stranger in detress (distress??) - We see dimensions ! (The Group) Mais c'est le Vent glacial qui me giffle à nouveau. Une longue voiture noire me manque de peu : j'ai basculé les fréquences du pouce, dans ma poche. A droite il y a des passants et ces cymbales crash aux brèves étincelles, la musique-gun par excellence, à gauche le trafic de la ville que borde une basse meurtrière. A l'instant elle proposait l'Orient puis une technique nouvelle crée un espace dans ma tte. La fille sex-punk qui vient vers moi a une voix de sax éraillé
Comment j'ai inventé les catégories ? Inventer n'est pas le bon verbe, je les ai ré-arrangées. Je me suis servi d'elles après qu'elles se soient, un jour, fortuitement emparé de moi. J'ai dé
Words on the air : Une voix douce-râpeuse qui se glisse d'étages en étages d'harmonies ; un saxophone la caresse,lentement jusqu'à la jouissance elle glisse un étage plus haut jusqu'à une brève jouissance.. et cascade en d'autres plans. C'est curieux comme les mots n'ont plus d'importance dans la Musica!
Dans le groupe nous sommes quatre. Ou plus exactement nous étions quatre. On nous appelle "The Surfeur" "The Programmer" "The Dispatcher" "The Broadcaster"
- C'est le Broadcaster qui a monté ce complot, les autres ont suivi. Ils finiront par m'avoir : la ville est inondée de fréquences mortelles. Il me reste un atout : Chelsea, ma secrétaire. Elle possède l'inverseur, sans le savoir. Si je parviens à l'atteindre sans que leur scanner ne me loge je les neutralise...
Il observa la ville. Etrange mégalopole. Des musiciens de rue jouant, des couples ignorants du contexte, dans la foule quelques petits dealers certainement, à deux pas le World Trade crachant sa horde de WASP, golden boys et finance juive américaine hyper fermée. Il prit sa décision, remonta vers le Village, gagna Fulton street, s'arrêta devant devant une vieille bâtisse d'allure désaffectée, hésita. C'était sa dernière carte. Le son d'un transistor l'accompagna dès le premier étage. Une odeur de gras aussi, toute cette ville semblait sentir la frite. Il progressa péniblement dans l'obscurité, on avait volé les ampoules, évidemment. Mais au cinquième le couloir étair éclairé et paraissait refait. Les graffitis disparaissaient. C'était le loft de Chelsea. Est-elle là se demanda -t-il? Quand la porte s'ouvrit il ne remarqua pas la longue créature en jeans et débardeur qui se tenait dans l'entrée. Ni la chevelure flamboyante, ni le regard per vert. Il ne vit, sur ses seins, qu'un pendentif un peu étrange, un circuit imprimé enchâssé dans une décoration en or Il n'y avait qu'à NY que l'on voyait des extravagances pareilles..
C'éetait l'Inverseur.
Il y aurait une suite. Il y aurait une année 89. Elle tendit la main.
Notes manuscrites en marge de La Musica Texte associé[1] Ginastera [2] 3) genèse [3] 4) associations [4] Le rêve : [5] La Musica thématique [6][1] La dragonne et le mutant : parallèle induction ??? [2] Hidalgo le réfugié. Il lutte contre un complot. [3] Il meurt. La Cantate. Comment elle naît... [4] Dans la Musica on peut mettre le prix des ombres. [5] une lumière filtre sous le crne (voir Yourcenar))) mais il la repousse chaque fois, sauf la fin où il comprend qui il est et le duel dont il doit sortir vainqueur commence. C'est la Cantate Interrompue qui devient le théâtre du combat. [6] Un homme découvre les analogies structurelles entre le message musical et les 'constellations psychologiques sociales, il crée divers réseaux potentiels de communication-domination réalisables par l'utilisation d'un grand nombre d'émetteurs. Il fonde une confrérie, Serendipity Studios (SS) dont il occupe successivement les postes de contrôle, Dispatcher, Broadcaster puis finalement le Surfer, car le chaos est son chemin. Parmi ceux qui l'entourent deux ennemis imprévisibles tentent de l'éliminer à la surprise d'un complot
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| Ces filles BD des années 80 n'ont que la période en commun… pas très expérimentales, quoique? | ||||