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Final reentry phase Omega

6664U atteignit le niveau 250, c’était la fin du voyage, la fin tout court, ses fatalités programmées se mirent en action.

L’onde était orientée de manière à souffler à l’intérieur du cône et, dans un petit delta de temps, l’ogive conserva sa forme conique renversée. Mais à l’intérieur, l’onde de pression se rua vers le centre à une vitesse proche de mille kilomètres heure, poussant devant elle les deux demi sphères d’uranium 235 qu’elle avait mission de compresser. La tête du missile eut semblé se déplacer paresseusement dans l’espace par comparaison avec la terrible accélération réduisant l’uranium à une sphère minuscule, hyper dense. Les neutrons libérés par ce métal instable trouvèrent, dans ces parcelles de microtemps, des occasions grandissantes de frapper d’autres atomes, lesquels éclataient et lâchaient leur rafale subatomique. Plus la compression augmentait plus jouaient les lois de la statistique : les neutrons avaient de moins en moins de probabilités d’éviter ces cibles et de se disperser dans le vide. En un millionième de seconde la sphère atteignit la masse critique, définie comme probabilité absolue (ou suffisante) de réaction en chaîne. Le taux de désintégration se mit à doubler sans cesse, c’était le développement exponentiel calculé par les physiciens, cette horreur qui avait fonctionné à deux reprises dans le ciel du Japon. Le premier stade, le stade A, s’accomplissait.