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(extraits pris au hasard) |
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La génialité masculine contestée Il y avait malgré tout deux faits troublants : ce livre était paru chez M. Babel et Schopenhauer était entré en relations amoureuses avec une femme de ménage. Je mendormis, me disant quun homme qui avait eu des relations avec sa femme de ménage ne pouvait pas être tout à fait con. Surtout quand elle sappelle Aline. Et justement, ça nétait pas tombé loin.
Au chapitre « mort » il semble bien que le dOrmesson que jévoque ici sen soit allé. Aimer cest aussi savoir rejeter. Je ne sais pas si jai beaucoup aimé Cétait bien. Pas comme les autres. Jai aimé le titre. Jen attendais plus. Jai aimé le style et la technique, beaucoup de gemmes éparses. Chez Paracelse Nous étions dans une pièce basse de plafond, éclairée par cet âtre auquel nous venions miraculeusement déchapper et il y avait deux hommes qui se faisaient face. Un vieux con et un petit con. Je caressais un instant lidée que lun se nommait Paul Wolfowitch (né Frankenstein) et lautre Georges W. Comme ça jaurais fait dune pierre deux cons. Mais ce genre de schmiels ne voyage pas dans le temps. Je toussotai discrètement pour signaler notre présence. { } Philippus, Aureolus, Theophrastus Bombast von Hohenheim, lui, ne broncha pas. Normal, il avait passé son enfance à Einsiedeln, chez les Swisstotos, ca marque son homme. On se salua.
Entre Cadiz et Gibraltar, un soldat rentrait au pays. Il revenait chez lui, il revenait de tout, des fêtes, des guerres et même de lui. Il sétait défait de son barda. Des comptes, des numéros, des portables, des écrans et des voix désincarnées qui flattaient ou menaçaient. Les bibliothèques lui manqueraient, les yeux dor des dragonnes surtout. Mais la citadelle se débrouillerait sans lui. Il avait passé beaucoup du temps de sa vie dans lhonneur et le combat. Dans le désert aussi, en attente dun ennemi qui ne venait pas. Il avait été le Pèlerin, il avait porté larme de lumière chez les infidèles. Il ne lui restait rien. Sauf deux chose, la liberté et marcher les pieds nus au bord de lOcéan, à la limite des vagues. En redistribuant le monde. La liberté ne lui avait pas servi à grand chose : à être indéfini ou inutile. Mais marcher dans la caresse des vagues était fondamental. Entre Cadiz et Gibralter des étendues dindestructible beauté demeuraient, lOcéan caressait cette fin dAndalousie, les portes de la Méditerranée et leurs légendes étaient proches. Un homme rencontre une femme
Ils se communiquent leur « être au monde » un peu à la manière dun hologramme. Par exemple elle ne dit pas sexe, elle larrose dune mer de signes non verbaux. Éclat des yeux, mouvement des cuisses et du bassin (dans les limites dun taxi ), tonalité nocturne de la voix, tout y passe, des milliards de symboles. Elle vient de lui refiler son dictionnaire. Enculade phénoménale, viol majuscule, un monde de représentations vient denvahir un autre. Cest le déferlement des symboles, des dictionnaires et des codes quelle vient non point dinstiller mais dinjecter à lautre qui en reste béant, troué, comblé, ravi. Curieusement les auteurs ne parlent presque jamais de ces monstrueuses prises de pouvoir non verbales. LOcéan, rompant la digue de Gibraltar pour envahir les terres basses et former ce qui plus tard sera ma femme, la Méditerranée, na pas agi plus brutalement. Les femmes ont ce pouvoir balistique de projeter leurs infinis antérieurs, elles nen sont pas conscientes mais elles en usent. Soit dit en passant ça se nomme aussi «coup de foudre». Bref, après le déluge, si dun petit mouvement dédaigneux de ses lèvres elle disait « sexe », elle ne ferait rien dautre quun informaticien ou un espion qui transmet le code daccès dune gigantesque base de données. Quelques lettres, un son et la quantité phénoménale de symboles quelle lui a injectés sajustent de manière unique, il est mort ! Traduire par « il est sa chose ». |
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