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Le livre
Le "pitch"
L'auteur
moignages
Oriane Salomé
LA TEMPÊT Le Coq
Anthelme En orbite
NORA Les signes parmi nous
Mort de l'Amérique Tibet
Caravelle, Le Commandant Sollers MIR
Druppa Kunley Mon éditeur
Plurabelle Hassan
Le triel Dieu
Des Ombres, la répétition d'orchestre Table des matières
La Tempête :

extraits

(preview)

Tibet

 

La capitale du Népal se trouve à 4000 pieds d’altitude, on avait presque des conditions d’altiport. Avec la masse sublime mais inquiétante de l’Anapurna au 350o et ses 24300 pieds d’altitude et celle carrément menaçante de l’Everest au nord-nord est, barrant notre route pratiquement jusqu’au FL270, il fallait grimper sec et surtout voler dans les vallées. Pas question avec ce zinc, si merveilleux fut-il, d’effleurer les cimes de l’Everest, on n’alcançait pas. Il monte en théorie au FL280 dans de bonnes conditions mais nous n’avions pas de bonnes conditions. Je soupçonnais très fort Sollers d’avoir massacré le réacteur gauche par surchauffe, en tentant de monter comme un malade. Il avait choisi une route par le flanc sud de l’Everest, l’évitement du massif du Makalu et une remontée vers Lhassa, à condition de pouvoir éviter l’autre monstre qui nous barrerait la route, le Kangchenjunga, qui n’avait que 260 mètres de moins que l’Everest lui-même. On se baladait sur le toit du monde, j’aurais préféré un Raptor… Seule une bonne connaissance des vallées de la chaîne de l’Himalaya nous sauverait mais si l’on arrivait à Cyangze, et si je pouvais voir le lac en étoile à trois branches alors, là, on serait sauvés, il ne resterait qu’à poser la barge sur une piste dont j’ignorais tout mais qui ne devait pas être fameuse. Je n’avais aucun doute là-dessus. L’ensemble de cette réflexion n’avait pas duré une minute, la coque de la Caravelle trembla quand nous pénétrâmes la masse grise qui nous barrait le passage.
- C’est bizarre, remarqua mon ex-futur commandant de bord, à cette altitude et à cette température le ciel reste clair.
- Je savais qui était cette masse grise et hostile mais je m’abstins de tout commentaire. Après tout Sollers est un mensh hyper doué mais saurait-il comprendre que nous traversions une masse de doutes existentiels ? Je n’en doutais pas, nous affrontions une nouvelle fois les turbulences du monde.

 

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Les signes parmi nous


 

 

 

 

 

 

 

 

- Je viens de rencontrer, me dit Anthelme, trois nouveaux modèles, j’en suis baba.
Il n’avait pas dit modems, ces filles devaient être divines. - Elles sont, je le sens, poursuivit-il les yeux dans l’indifférencié, la quinte essence du triel.
- Ah le triel ! rigolai-je. Que n’avons nous raconté sur cette trisexualité dont chacun rêve mais que personne ne paraît avoir su réaliser. Je n’en ai moi-même qu’une fugace impression, tu sais. Le bon sexe n’est rien de plus qu’un éclairage de théâtre bien réglé. Drame ou comédie, peu importe. Cela dit, il me semble que ton trio de merveilles s’approche de nous.
Il se retourna vivement. " Exact ! Imagines un peu ces trois nanes, Josefina, toi et moi…
- Je vois, fis-je avec un demi sourire. Un sexe-tuor. C’est bien ça ?
- Je vais te les présenter, coupa-t-il.
J’eusse préféré qu’il m’introduisit mais personne n’est tout à fait parfait et d’un coup d’œil je m’assurai qu’il ne s’agissait ni de travelos de furieuses Mexicaines. Je ne vous l’ai jamais dit mais j’ai quelques faiblesses. Mettre la main au paquet d’une nane et tomber sur un zifrelin m’est une idée insupportable, je suis con, c’est le cas de le dire, et bien que j’aie beaucoup d’amis gay dans ma vie le contact du mec me change à tous les coups en hérisson. Je ne suis pas moderne ! Quant aux Mexicaines furieuses il vous suffira de lire l’ouvrage dont tout ça est sorti, IDM, pour réaliser le paradoxe d’espasme que serait la présence simultanée, au même endroit et au même mec de deux femelles de ce type. La femme est plurielle, la furieuse est singulière. Je repérai alors un mouvement dans les salons du fond, une jeune femme fort grande et de belle allure passait entre les nanes, son élégance et un je ne sais quoi d’harmonieux me rappelait quelqu’un, mais qui ?
- Elle travaille pour toi ? demandai-je au maître.
- Euh non, mais qui ? fit-il en inspectant son royaume. " Tu as repéré quelqu’un ? "
J’avais. Mais un groupe aux vives couleurs s’approcha, une blonde en cuir noir, une rousse en daim fauve et une morène en jupe blanche, je ne sais comment décrire ce qui soulignait l’impertinence de ses seins.
- Voici Thalie et ses copines, se tortilla Anthelme.
- Thalie ou Athalie ? fis-je embarrassé en dévisageant la blonde, quelque chose venait de se réveiller en moi mais je suis loin de mes chères études classiques. A tout hasard je mis mes lunettes de soleil, le regard accouche de l’amour, et j’affichais complet.
- Thalie, fit ce monstre, Salut Jacques ! Et voici mes copines Frosima et Glaée.
Oh lalalala, ça ne tournait pas rond. Fort heureusement j’avais mon petit bouton de culotte avec moi. Je me défis avec grâce et discrétion - qu’allaient-elles penser ces connes ? - et la voix de NORA résonna dans ma caboche. - Thalie, Euphrosyne et Aglaé Jacques, les Trois Grâces des Anciens. Reprends-toi !

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Des Ombres et la Philarmonie de Stuttgart

Il dirigeait concentré mais sans fixer un point précis de l’orchestre comme il l’avait continuellement fait dans le Bartok. Quand le récit se densifia suffisamment on aborda une étape de transmutation. La voix de gorge sonore et dorée du cor anglais était chauffée par un entourages de timbre aux incroyables alliances. Utilisant ma vision " périphérique " je vis nettement Des Ombres s’enfoncer dans l’aventure de cette musique tel un porteur de lumière, gagnant les profondeurs tel le guide, l’illuminé; son visage devint un masque éclairé par en bas, la chaudière instrumentale se mit à bouillir lentement générant de mystérieuses assonances de timbres...

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Plurabelle, en vérité, n’y comprenait rien. Mais Oriane lui avait toujours fait ressentir une petite chaleur intime, elle attendait son heure, une improbable approche, des délices qu’elle se représentait interminables. Que risquait-elle après tout ? Un sourire en coin qui dit non ? Ou un oui. Du bout des lèvres ce serait une volupté. Les femmes, à la différence des hommes, peuvent s’offrir le luxe d’un plaisir sans complications, la complicité pour une lente jouissance. Elles seraient toujours une étape au-dessus des hommes qui laissaient peu émerger leur sensibilité féminine et seule une poignée en usait. Elle passa à l’attaque.
- Tu aimes les filles aussi n’est-ce pas ? Je me souviens encore de ton regard la première fois que tu m’as vue chez Anthelme, j’en ai mouillé ma toile. Je sais très bien que tu le fait exprès, tu uses de ce pouvoir avec Anthelme.
- J’adore les filles, c’est vrai. Les hommes, un homme si possible. Et le mélange des trois.
- Des trois ?
- Oh ! tu demanderas à Anthelme, c’est sa marotte. La fameuse relation tri-sexuée, le triel, le trouple.
- Jamais entendu parler, mentit Plurabelle, et ton homme à toi, je le connais ?
- Je n’en suis pas certaine et je ne vais pas te le présenter.
- Oh ! la grande Oriane jalouse ? Personne ne croira ça.

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Mon éditeur-

Vous avez laissé tomber l’édition ? demandai-je d’un air négligent.
- Pensez-vous ! Je m’y investis plus que jamais, dit-il d’un air sournois. Ces ministères, moins on s’en occupe mieux ils se portent. J’ai bien repensé à vous mon cher Le Coq, longuement même et vous n’allez pas tarder à vous en rendre compte.
- Mais que faites-vous donc au PAF, fis-je sincèrement surpris.
- Ah ! J’y observe la progression des tempêtes. Avec quelques amis.
J’aurais dû lui prêter plus d’attention. Quelquefois mes interfaces " danger " sont fâcheusement fermées aux messages du monde. Nos anciennes relations m’obnubilaient sans aucun doute, je m’attendais à une attaque éditoriale, elle vint.
- Vous savez Le Coq, que nous avons fusionné avec le plus grand groupe de presse francophone ?
- Je lâchai un borborygme qui pouvait passer pour un acquiescement.
- Vous savez aussi que nous mettons en place une structure d’édition virtuelle en comparaison de laquelle les balbutiements actuels ne sont que merde d’aracuan ?
Je savais, mais je notai au passage qu’il me lisait. La merde d’aracuan vous ne trouvrez ça que chez moi, c’est l’équivalent mexicain de la roupie de sansonnet.

- Je vous le file quand même et gratuitement. Je pense que vous n’y êtes pour rien. Que quelqu’un vous protège. Et je trouverai qui !
Que croyait-il ? Et quelle tête ferait-il s’il rencontrait Oriane sous son aspect Hassan ? Où Dieu dans un mood YaveH ? Je préférai ne pas développer, ce qui devrait se produire se produirait.
- Vous êtes Schleuh ? (C’était une affirmation plus qu’une question.)
- Euh… barfois, admit-il. Zède une manière de barler gui me fiente guelguefois.
- Je vois. Et que comptent faire les Prévisions Avancées de France ? Vous disposez d’un énorme budget si je ne m’abuse, quels sont vos plans ?
- Ah ! Une question qui me plaît. Vous êtes étonné de me trouver en vie, je le sais. Mais vous êtes encore plus surpris de me trouver à la tête d’un ministère sur mesure, exact ?
- Ça oui !
- Je vais donc vous faire un peu d’histoire, Le Coq. Vous vous souvenez de la première grande tempête de décembre dernier ? Quelques jours avant les célébrations du millénaire ?
- Un peu, fis-je, j’étais dans une cabine de téléphérique à Crans Montana, qui s’est quasiment fait balayer par les rafales. À une minute près j’y restais.

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Table des matières


Intro 7
L’année du serpent 9
Cyclone 15Odyssée 17
El Sub Commandante 19
Tibet 23
Oriane prend des risques 29
Himalaya 31
Back to Bimboland 41
La mise à mort 45
Mon cœur mis à nu 55
Intercalaire év 62
Où sont les femmes ? 63
retour
The day after 68
Genève, les abeilles 71
Fréquences divines 77
Songe d’une nuit d’hiver 79
Druppa Kunley 87
Triel, dernières nouvelles 94
Les signes parmi nous 97
L’écriture des pierres 113
Druppa tel qu’en lui même 117
Le PAF 119
Des Ombres raconte le chef 127
Chronique d’une Agate visitée 133
Éloge du fétide 137
César assure sa retraite 145
Days 151
Bref comme un sourire assassin 153
Méthode expéditive 155
Flhumen Feughill 157
L’écriture des pierres (II) 161
The Name has been pronunced 163
Collège de France 165
retour
Les deux oreilles et la queue 171
Dans lequel l’Estripador joue les privés… 175
Retour aux sources (Fahwaz) 181
Nathalie 189
Falling lights 193
Apogée 197
Éloge de l’éphémère 199
D’une main féminine un dévié destin 207
O’ days 209
La femme en contre-jour 211
Poètique des lampes 213
Tout est important 221
retour
SETI 223
Si je t’oublie conquérante 225
Pas celle de Dieu l’apocalypse 227
Je frappe à votre porte… 233
Dieu m’a donné la foi 235
American Beauty 241
Conférence des vents 243
Embarquement immédiat 247
Un coq en or (bite) 253
Giroflée 265
La symphonie des adieux 267
Je vais à la mer 273
L’Amérique et ses métastases 275
La compassion 277
La tempête 285
L’œil de Dieu (Hassan II) 287
Aux fruits de la passion 291
Fréquence femme 293
Notes : à détruire 294
Bref survol de la trilogie 304
Index, références et commentaires 307
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