|
|
|
Tibet
La capitale du Népal se trouve à 4000 pieds daltitude, on avait presque des conditions daltiport. Avec la masse sublime mais inquiétante de lAnapurna au 350o et ses 24300 pieds daltitude et celle carrément menaçante de lEverest au nord-nord est, barrant notre route pratiquement jusquau FL270, il fallait grimper sec et surtout voler dans les vallées. Pas question avec ce zinc, si merveilleux fut-il, deffleurer les cimes de lEverest, on nalcançait pas. Il monte en théorie au FL280 dans de bonnes conditions mais nous navions pas de bonnes conditions. Je soupçonnais très fort Sollers davoir massacré le réacteur gauche par surchauffe, en tentant de monter comme un malade. Il avait choisi une route par le flanc sud de lEverest, lévitement du massif du Makalu et une remontée vers Lhassa, à condition de pouvoir éviter lautre monstre qui nous barrerait la route, le Kangchenjunga, qui navait que 260 mètres de moins que lEverest lui-même. On se baladait sur le toit du monde, jaurais préféré un Raptor
Seule une bonne connaissance des vallées de la chaîne de lHimalaya nous sauverait mais si lon arrivait à Cyangze, et si je pouvais voir le lac en étoile à trois branches alors, là, on serait sauvés, il ne resterait quà poser la barge sur une piste dont jignorais tout mais qui ne devait pas être fameuse. Je navais aucun doute là-dessus. Lensemble de cette réflexion navait pas duré une minute, la coque de la Caravelle trembla quand nous pénétrâmes la masse grise qui nous barrait le passage.
- Cest bizarre, remarqua mon ex-futur commandant de bord, à cette altitude et à cette température le ciel reste clair.
- Je savais qui était cette masse grise et hostile mais je mabstins de tout commentaire. Après tout Sollers est un mensh hyper doué mais saurait-il comprendre que nous traversions une masse de doutes existentiels ? Je nen doutais pas, nous affrontions une nouvelle fois les turbulences du monde.
retour
En se livrant aux déchaînement de la folie érotique, il est devenu pure substance féminine. Et, pour les anciens, la confusion des genres était fatale. On pouvait certes sen approcher, mais toujours en retrait, à distance, en mettant en place une série de chicanes et de redans, en prenant soin de ne jamais outrepasser les limites de lhumain. Même si on mourait denvie de connaître le secret des femmes, de répondre à cet appel envoûtant, la sagesse recommandait pourtant de sen écarter, de le tenir comme une illusion merveilleuse, un souvenir inflammable.
(Jean-Luc Hennig,, Femme en fourreau)
Les signes parmi nous
- Je viens de rencontrer, me dit Anthelme, trois nouveaux modèles, jen suis baba.
Il navait pas dit modems, ces filles devaient être divines. - Elles sont, je le sens, poursuivit-il les yeux dans lindifférencié, la quinte essence du triel.
- Ah le triel ! rigolai-je. Que navons nous raconté sur cette trisexualité dont chacun rêve mais que personne ne paraît avoir su réaliser. Je nen ai moi-même quune fugace impression, tu sais. Le bon sexe nest rien de plus quun éclairage de théâtre bien réglé. Drame ou comédie, peu importe. Cela dit, il me semble que ton trio de merveilles sapproche de nous.
Il se retourna vivement. " Exact ! Imagines un peu ces trois nanes, Josefina, toi et moi
- Je vois, fis-je avec un demi sourire. Un sexe-tuor. Cest bien ça ?
- Je vais te les présenter, coupa-t-il.
Jeusse préféré quil mintroduisit mais personne nest tout à fait parfait et dun coup dil je massurai quil ne sagissait ni de travelos de furieuses Mexicaines. Je ne vous lai jamais dit mais jai quelques faiblesses. Mettre la main au paquet dune nane et tomber sur un zifrelin mest une idée insupportable, je suis con, cest le cas de le dire, et bien que jaie beaucoup damis gay dans ma vie le contact du mec me change à tous les coups en hérisson. Je ne suis pas moderne ! Quant aux Mexicaines furieuses il vous suffira de lire louvrage dont tout ça est sorti, IDM, pour réaliser le paradoxe despasme que serait la présence simultanée, au même endroit et au même mec de deux femelles de ce type. La femme est plurielle, la furieuse est singulière. Je repérai alors un mouvement dans les salons du fond, une jeune femme fort grande et de belle allure passait entre les nanes, son élégance et un je ne sais quoi dharmonieux me rappelait quelquun, mais qui ?
- Elle travaille pour toi ? demandai-je au maître.
- Euh non, mais qui ? fit-il en inspectant son royaume. " Tu as repéré quelquun ? "
Javais. Mais un groupe aux vives couleurs sapprocha, une blonde en cuir noir, une rousse en daim fauve et une morène en jupe blanche, je ne sais comment décrire ce qui soulignait limpertinence de ses seins.
- Voici Thalie et ses copines, se tortilla Anthelme.
- Thalie ou Athalie ? fis-je embarrassé en dévisageant la blonde, quelque chose venait de se réveiller en moi mais je suis loin de mes chères études classiques. A tout hasard je mis mes lunettes de soleil, le regard accouche de lamour, et jaffichais complet.
- Thalie, fit ce monstre, Salut Jacques ! Et voici mes copines Frosima et Glaée.
Oh lalalala, ça ne tournait pas rond. Fort heureusement javais mon petit bouton de culotte avec moi. Je me défis avec grâce et discrétion - quallaient-elles penser ces connes ? - et la voix de NORA résonna dans ma caboche. - Thalie, Euphrosyne et Aglaé Jacques, les Trois Grâces des Anciens. Reprends-toi !
retour
Des Ombres et la Philarmonie de Stuttgart
Il dirigeait concentré mais sans fixer un point précis de lorchestre comme il lavait continuellement fait dans le Bartok. Quand le récit se densifia suffisamment on aborda une étape de transmutation. La voix de gorge sonore et dorée du cor anglais était chauffée par un entourages de timbre aux incroyables alliances. Utilisant ma vision " périphérique " je vis nettement Des Ombres senfoncer dans laventure de cette musique tel un porteur de lumière, gagnant les profondeurs tel le guide, lilluminé; son visage devint un masque éclairé par en bas, la chaudière instrumentale se mit à bouillir lentement générant de mystérieuses assonances de timbres...
retour
Plurabelle, en vérité, ny comprenait rien. Mais Oriane lui avait toujours fait ressentir une petite chaleur intime, elle attendait son heure, une improbable approche, des délices quelle se représentait interminables. Que risquait-elle après tout ? Un sourire en coin qui dit non ? Ou un oui. Du bout des lèvres ce serait une volupté. Les femmes, à la différence des hommes, peuvent soffrir le luxe dun plaisir sans complications, la complicité pour une lente jouissance. Elles seraient toujours une étape au-dessus des hommes qui laissaient peu émerger leur sensibilité féminine et seule une poignée en usait. Elle passa à lattaque.
- Tu aimes les filles aussi nest-ce pas ? Je me souviens encore de ton regard la première fois que tu mas vue chez Anthelme, jen ai mouillé ma toile. Je sais très bien que tu le fait exprès, tu uses de ce pouvoir avec Anthelme.
- Jadore les filles, cest vrai. Les hommes, un homme si possible. Et le mélange des trois.
- Des trois ?
- Oh ! tu demanderas à Anthelme, cest sa marotte. La fameuse relation tri-sexuée, le triel, le trouple.
- Jamais entendu parler, mentit Plurabelle, et ton homme à toi, je le connais ?
- Je nen suis pas certaine et je ne vais pas te le présenter.
- Oh ! la grande Oriane jalouse ? Personne ne croira ça.
retour
Mon éditeur-
Vous avez laissé tomber lédition ? demandai-je dun air négligent.
- Pensez-vous ! Je my investis plus que jamais, dit-il dun air sournois. Ces ministères, moins on sen occupe mieux ils se portent. Jai bien repensé à vous mon cher Le Coq, longuement même et vous nallez pas tarder à vous en rendre compte.
- Mais que faites-vous donc au PAF, fis-je sincèrement surpris.
- Ah ! Jy observe la progression des tempêtes. Avec quelques amis.
Jaurais dû lui prêter plus dattention. Quelquefois mes interfaces " danger " sont fâcheusement fermées aux messages du monde. Nos anciennes relations mobnubilaient sans aucun doute, je mattendais à une attaque éditoriale, elle vint.
- Vous savez Le Coq, que nous avons fusionné avec le plus grand groupe de presse francophone ?
- Je lâchai un borborygme qui pouvait passer pour un acquiescement.
- Vous savez aussi que nous mettons en place une structure dédition virtuelle en comparaison de laquelle les balbutiements actuels ne sont que merde daracuan ?
Je savais, mais je notai au passage quil me lisait. La merde daracuan vous ne trouvrez ça que chez moi, cest léquivalent mexicain de la roupie de sansonnet.
- Je vous le file quand même et gratuitement. Je pense que vous ny êtes pour rien. Que quelquun vous protège. Et je trouverai qui !
Que croyait-il ? Et quelle tête ferait-il sil rencontrait Oriane sous son aspect Hassan ? Où Dieu dans un mood YaveH ? Je préférai ne pas développer, ce qui devrait se produire se produirait.
- Vous êtes Schleuh ? (Cétait une affirmation plus quune question.)
- Euh
barfois, admit-il. Zède une manière de barler gui me fiente guelguefois.
- Je vois. Et que comptent faire les Prévisions Avancées de France ? Vous disposez dun énorme budget si je ne mabuse, quels sont vos plans ?
- Ah ! Une question qui me plaît. Vous êtes étonné de me trouver en vie, je le sais. Mais vous êtes encore plus surpris de me trouver à la tête dun ministère sur mesure, exact ?
- Ça oui !
- Je vais donc vous faire un peu dhistoire, Le Coq. Vous vous souvenez de la première grande tempête de décembre dernier ? Quelques jours avant les célébrations du millénaire ?
- Un peu, fis-je, jétais dans une cabine de téléphérique à Crans Montana, qui sest quasiment fait balayer par les rafales. À une minute près jy restais.
retour
Table des matières
Intro 7
Lannée du serpent 9
Cyclone 15Odyssée 17
El Sub Commandante 19
Tibet 23
Oriane prend des risques 29
Himalaya 31
Back to Bimboland 41
La mise à mort 45
Mon cur mis à nu 55
Intercalaire év 62
Où sont les femmes ? 63 retour
The day after 68
Genève, les abeilles 71
Fréquences divines 77
Songe dune nuit dhiver 79
Druppa Kunley 87
Triel, dernières nouvelles 94
Les signes parmi nous 97
Lécriture des pierres 113
Druppa tel quen lui même 117
Le PAF 119
Des Ombres raconte le chef 127
Chronique dune Agate visitée 133
Éloge du fétide 137
César assure sa retraite 145
Days 151
Bref comme un sourire assassin 153
Méthode expéditive 155
Flhumen Feughill 157
Lécriture des pierres (II) 161
The Name has been pronunced 163
Collège de France 165 retour
Les deux oreilles et la queue 171
Dans lequel lEstripador joue les privés
175
Retour aux sources (Fahwaz) 181
Nathalie 189
Falling lights 193
Apogée 197
Éloge de léphémère 199
Dune main féminine un dévié destin 207
O days 209
La femme en contre-jour 211
Poètique des lampes 213
Tout est important 221 retour
SETI 223
Si je toublie conquérante 225
Pas celle de Dieu lapocalypse 227
Je frappe à votre porte
233
Dieu ma donné la foi 235
American Beauty 241
Conférence des vents 243
Embarquement immédiat 247
Un coq en or (bite) 253
Giroflée 265
La symphonie des adieux 267
Je vais à la mer 273
LAmérique et ses métastases 275
La compassion 277
La tempête 285
Lil de Dieu (Hassan II) 287
Aux fruits de la passion 291
Fréquence femme 293
Notes : à détruire 294
Bref survol de la trilogie 304
Index, références et commentaires 307
retour
|
|
|
|
retour |
|