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Les Culs :

extraits

Le livre
Le "pitch"
L'auteur
Théorie du Triel Salomé
Josefina Le Coq
Anthelme Andando obsesionado
NORA Lacrucifixion en rose
Un Internet biologique
L'education d'un assassin Le Twister des âmes
Le quai Conti Mon éditeur
Iwo Jima Hassan
Le triel Dieu
Janvier 2004

L'Amérique brûle-t-elle?

 

 

- Un triel est si complexe que deux femelles garantissent plus de stabilité et moins de conflits. Pour y participer il nous faut jouer, contrairement aux croyances établies du monde masculin, sur notre puissance érotique mentale. Car devant deux femelles accordées nous n’aurons jamais assez de sperme ni de rectitude. Tu as vu ce qu’Oriane s’est envoyé dans l’A.W.O. ?
Il frissonna.
- Notre meilleur pouvoir dans un triel de ce type est de faire jouir nos deux femmes dans leur tête. Dans leurs culs, mais essentiellement dans leur tête. Car bien qu’elles ne l’avouent pas elles sont tout aussi mentales que nous. Si ce n’est plus. Cette pratique suppose une complicité phénoménale et c’est pourquoi seul un homme féminin peut réussir le triel avec deux femmes garçons.

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Josefina

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Anthelme

Privé d’Oriane Anthelme errait comme à peine une âme. Cet homo, dont l’idéal était la relation trisexuée, vénérait la nana, le modèle, et l’or roux qui, ensemble, acceptaient de venir, sous une seule enveloppe, défiler pour lui. Il ignorait la théologienne et flairait la littéraire. Il ne pouvait imaginer les deux derniers aspects de cette femme car il ne l’avait jamais vue assassiner. Et Kali ne lui était jamais apparue, ce qui valait mieux pour lui. Sa dernière rencontre avec elle datait du A.W.O., à New York, elle avait réalisé son idée la plus folle, faire jouir en même temps tous les mâles américains. Et lui avec. Par résonance.
Pour l’heure il avait accepté un chèque de cinq millions de dollars pour réaliser une collection texane sur le thème de NetFashion. Le thème ne l’inspirait pas beaucoup. Qui avait-il à dire sur le Net et la mode ? Des femmes streams ? Des nanas bits ? Des femmes en réseau ? Des jupes clickables ? C’était fort théorique. Il rêva un instant sur ces vêtements où s’ouvriraient des windows par simple attouchement, révélant d’intimes détails. Ce serait érotique, chaque femme aurait un URL et pourrait ainsi être contactée. Cerise sur le gâteau, on les emmènerait en JAVA, elles seraient branchées. On ne dira plus branchée décréta-t-il, on dira connectée. On ne dira plus top model mais top modem.

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mon éditeur...

Il y a des choses qui, pour de simples raisons de décence, de probabilités ou de nature ne devraient pas se produire. La diffusion d’un livre d’Ellis ou d’Angot par exemple. Ou ce qui suit.
Mon éditeur, ce zéro au sourire si mou — pourquoi faut-il que ça existe ? — ce scrofuleux personnage, avait donc réussi à survivre à l’épisode de la tour Montparnasse et à s’introduire dans ce récit pour exiger de moi :
a) la cession de mes droits d’auteur
b) que je livre mon tapuscrit sous forme pdf (ce qui hélas n’est pas l’acronyme de Pied De Femme)
c) de m’accompagner chez Pivot ou même chez Ardisson (mais je ne réussis pas à lui faire admettre que je n’étais pas invité)
d) de le laisser introduire quelques-unes de ses idées dans mon texte
e) de lui prêter l’appartement de l’Avenue Montaigne et
f) de lui présenter Oriane.
- Ah ! fis-je en espéranto, Ah ! Je me préparai à développer mais l’infâme, ayant épuisé la liste de ses revendications, répandit illico une douceâtre odeur de sueur tangerine dans l’appartement et ne se calma que quand je lui concédai le point f) ; à savoir une rencontre avec Oriane. C’était tout ce qu’il voulait. De l’argent il en avait à revendre (grâce à ma pauvre personne exploitée) et des idées il n’en aurait jamais. Soit dit en passant, avec Elle, il ne réalisait pas vraiment à quoi il s’exposait.

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Le quai Conti

- Mesdames, Mesdemoiselles, gentilles et furieuses, humbles servantes et grandes prêtresses, emmerdeuses et emmerderesses, passantes et destins, compagnes et maîtresses, sans oublier bien sûr Mesdames et Mesdemoiselles les titres oubliés, débutai-je, vous n’ignorez pas ce qui vient de m’arriver. Je termine la traversée d’un quartier de Paris, obéissant à une attraction fatale que j’ai la faiblesse de croire naturelle, bonne et indispensable, et ce simple parcours m’a fait rencontrer le Diable — ou celui qui se fait passer pour lui — m’a rendu poète, pèlerin, verbeux, obscène et pornographe, voyageur, amoureux en quête et comme toujours déjoueur de complots. Avouez avec moi que c’est beaucoup pour ma truffe simple et honnête. Qu’importe, je suis prêt, je me soumets à votre jugement, je vais vous parler des culs. Des vôtres en l’occurrence....

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Iwo Jima

j’en conclus que les deux bombes, uranium et plutonium n’avaient pas encore été lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Même ce con le saurait et… cette guerre serait finie.
- Bien fit le May, Iwo Jima c’est vingt kilomètres carrés. Lâchez votre œuf juste au centre et on fera le reste. Ça va être éclairant pour les citrons et même pour nous !
Suite à sa réplique les deux mastards à mes côtés se tordirent de rire puis me hissèrent avec ensemble dans le siège baquet d’une antique ferraille puant l’huile chaude et l’essence. J’eus le temps d’identifier un Curtiss Helldiver dernière mouture, le SB 2C si ma mémoire est bonne, une douzaine de ces saloperies se tenaient derrière moi sur le pont d’envol, l’air mauvais, ailes repliées. J’entraperçus mon mitrailleur et bombardier en place arrière, il me fit un geste de la main, aucune idée de qui pouvait être ce mec, il avait des épaules un peu frêles par contraste avec tous ces phallus à pattes environnants. Il se passa alors deux choses...

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Le twister des âmes

La foudre — sa voix est incroyablement sèche quand elle est proche — tomba sur le bâtiment. Je fus projeté à terre, certaines lumières durèrent, d’autres plus nombreuses furent soufflées. Il devait y avoir une tornade au dehors, une partie de la toiture préfabriquée s’était envolée dans un froissement nerveux. M’accrochant aux bancs, aux conduites, à tout ce qui donnait l’impression de vouloir résister aux rafales s’engouffrant dans le théâtre de Tsorne, je parvins à la porte du local. La peur qu’inspire une tempête est préalablement écrite en soi. Je n’avais rien à perdre, je sortis pour me mêler à elle. Tout d’abord je ne vis rien, que des noirceurs en mouvement. Pas loin de moi un bimoteur, dans un envol d’agonie, s’écrasa sur un hangar. Des choses volaient, des mots aussi. Mais je ne pouvais rien en retenir. Était-ce la grande colère d’un cumulo-nimbus ou un twister aux dimensions inconnues, je l’ignore. Une volonté extérieure me fit lever la tête, comme si je me trouvais à la base d’une gigantesque construction. Je me retrouvai seul, dans la démence, face à une colonne grondante qui se tordait lentement

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La crucifixion en rose

Je m’inquiétais toujours pour mon Coq. Si solide et si fragile, il n’avait pas reçu l’enseignement de Fahwaz. Mais quand sonna l’heure de NetFashion je compris que j’aurais à m’inquiéter de moi-même. Je pense avoir compris les stratégies de Tsorne mais le comment m’échappe encore. Ils ont débuté avec cette fameuse « Crucifixion en rose » et, bien entendu, c’est mon fils qui a relevé le défi.
Jésus et ses copains de SETI avaient tous fait acte de candidature pour jouer ce rôle. Il a été retenu, pour son nom sans doute, pour son charisme certainement. Et voici que Barbara paraît et procède elle-même aux rituels de la mise en croix.

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Andando obsesionado

Ma bonne éducation et ma timidité naturelle, pour une fois, ne prirent pas le dessus. Ce devait être la chaleur. Ou le frottement des jeans. Je me mis à bander comme un âne apuléen. En un clin d’œil la soupe à la testostérone produisit son effet, gomma les rues, me dopa d’une énergie inépuisable et je me sentis pleinement en chasse. Il ne manquait qu’une pleine lune pour aiguiser mes sens voire me loupgaroufier. Vous raconter ça n’aura rien de très varié, ça ressemblera à des extraits de

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Internet biologique

- Mon pauvre ami, grogna Oriane, c’est vraiment dur d’être une déesse par les temps qui courent. Ces connes ne respectent rien. Me décriras-tu cette abracadabrante invention ?
- En deux mots. Un « Internet biologique ».
- Surprenant en effet, mais je crois que je commence à comprendre. Le modèle VI peut se répandre comme une drogue et le modèle VII comme un virus. Tu sais quoi ? Jésus avait vu juste à Ibiza.
- Et, complétai-je, il est interconnectable. L’Internet viral biologique sévira demain ! Ou dans quelques heures.
- Les pièces du puzzle s’assemblent, dit-elle, le défilé « NetFashion » prend du sens. D’une certaine manière ce défilé va projeter le système Vatican VII dans toute l’Amérique, puis dans le monde. Mais j’avoue que je ne vois pas encore comment.
- Moi non plus, mais j’ai encore récolté une information importante, je connais plus ou moins la nature des nanas-clones.
- Oh ! Les Cindizes, les Claudiazes et tout ça ?
- Tout ça. Et tiens-toi bien, c’est assez terrifiant encore que je ne m’explique pas comment ça se mettra en route.
- Dis-moi tout, Le Coq.
- Ces filles sont...

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Autoportrait d'une Assassine

- La méditation est quelque chose de très actif précisa-t-elle les sourcils circonflexes. C’est une vieille sottise occidentale que d’opposer action et méditation.
Il me vint une idée.
- Cette conversation ne nous mène nulle part, lui dis-je. Raconte-moi une histoire. Raconte-moi par exemple le temps que tu as passé avec Fahwaz

- Elle sourit : « C’est le sujet tabou. »
- Il y a prescription, insistai-je, j’aimerais bien que tu me brosses un petit tableau.
Elle vint s’asseoir auprès de moi, au pied de mon fauteuil, tout à fait à l’opposé de nos habitudes, s’enroula un peu autour de mes jambes et entama son récit.
- J’étais jeune et rebelle. J’aimais les hommes mais encore plus les idées. Vers mes seize ans des rêves me sont venus. Des rêves de force, de lumière. À vrai dire j’ai été foudroyée plusieurs fois dans mon sommeil. J’aimais et je n’aimais pas, c’était étrange. Je me suis passionnée pour la littérature comme tu le sais, puis la théologie. C’est dans cette période de ma vie que j’ai attiré quelqu’un. Un Arabe que tu as rencontré une fois, Fahwaz, il était officiellement attaché culturel dans l’une des missions des pays du Golfe. En réalité c’était un poète et une image double.
- Je ne saisis pas cette idée d’image double…
- Il existait un autre Fahwaz, tout à fait semblable, qui vivait dans le désert et qui communiquait avec le mien par la pensée. Il provenait d’une très ancienne lignée à l’origine de laquelle on trouve le Vieux de la Montagne.
- Ah ! fis-je, Hassan l’Assassin. L’as-tu vu ?
- Oui. Autour de Fahwaz il n’y avait que des femmes. Pas un harem, des guerrières. Nous étions choisies probablement pour nos rapports avec l’énergie et en général aucune d’entre nous n’avait conscience de ses pouvoirs avant que....

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