Main :

Le défi des femmes bottées

 

Les femmes en bottes sont belles.

 

Les femmes en bottes sont belles. Si c’est pour taper les mecs c’est nettement plus moderne que la fourrure de ce vieux pervers de LVSM, c’est aussi très classique. Plaisir esthétique, fétichiste ou masochiste, on s’en fout. La règle c’est « ce qui fonctionne » et ça marche, ça leur va ! Elles paradent, les portent bien, prennent du plaisir à les porter et nous à les regarder les porter. Je me souviens de mon ancienne copine Marie-France (tout un programme ce double prénom…) qui avait mis à ses pieds un grand banquier genevois avec des effets de bottes. Rien qu’avec ce petit signe elle l’a mis en enfer, j’ai vérifié, il était scotché. La question n’est pas d’être férichiste mais de l’être harmonieusement !

Buz-Buz, à propos des femmes bottées, renâcle un peu au début de sa quête. Ce thème est intraitable dit-il. Le pôvre ! En mai il aurait eu droit aux filles en sandales dénudantes, en septembre aux filles talons-anguilles et, si j’avais été vraiment très méchant avec lui, aux comtesses aux pieds nus.

Peu importe car il est vivement embarqué dans un récit fluvial parsemé d’apparitions souvent surréelles. Il fait connaissance des sœurs Chaleur et Lumière (Voir H sur Genève Op 8, les sœurs terrifiantes porteuses du feu nucléaire), fréquente la méchante Andréa Parker de série b et finalement se rebelle et déclare que je me moque de lui.

Perdu dans un labyrinthe de filles toutes plus parfaites les unes que les autres il s’égare et interroge toutes les bios et polygones qui passent à sa portée. C’est alors que les puissants rouages de son super-cerveau se mettent en action. Une nuit son lit King Size s’envole et il se retrouve face au grand Univers. Cette vision cosmique reviendra plus d’une fois. Tout s’engrène d’un coup. Il monte dans les Alpes suisses où il rencontre une Ancienne qui l’appelle d’une voix éthérée, il l’asperge (de quoi ?) et se trouve en présence d’une élémentale (Ondine ?), ses pouvoirs semblent ne plus connaître de limite. Il joue avec le Temps, extrait les grandes Anciennes de leur passé, rencontre Gaïa et s’offre une petite dépression rimbalducienne devant une statue de pierre désolée. Il va à la mer…

C’est alors qu’apparaissent les femmes bottées. C’est un pur désastre, ce sont pour la plupart des Dommes américaines. La botte, cet objet de culte, cette parure suprême des beautés conquérantes, dira-t-il, n’est que l’arme de femmes infâmes. Merde ! Sa quête ne peut se résumer à une si triste constatation… Il est tellement déprimé qu’il envisage de faire une fin.

- À ce stade, dit-il, j’étais mûr pour le mariage bourgeois, le sentier des honneurs, l’horreur du quotidien quand soudain… J’entendis un faible bruit… de bottes !

Il se fait cette réflexion admirable que « l’on entend toujours venir de loin les chevaux… et les femmes. Clopiti-clop ! Je n’ai jamais vu une jument en Pravda mais les deux usent savamment de sabots annonciateurs. Arrive donc une petite nana en bottes, assez quelconque, qui l’engueule.

- « Buz-Buz fait-elle, tu ne t’imaginais quand même pas déchiffrer l’énigme des femmes bottées en moins de 30 pages ? Non ? Eh ? Si tu insistes on veut bien te mettre en situation.

Il est donc « mis en situation », près de l’origine du monde à qui il ne manque pas d’adresser quelques politesses.

En fin de ce premier « pizode » il nous met en garde contre les femmes bottées qui, selon lui, sont « moins innocentes qu’elles ne le paraissent », promet un épisode sur les filles talons aiguilles (il ne l’écrira jamais) et se vautre dans des plaisirs machos et rudes. Les femmes. nous confie-t-il, doivent être sécurisées 24/24. Je préfère m’adonner aux plaisirs des hommes. Les vrais. Cette déclaration est récurrente.

Il y a dans tous les « pizodes » qui suivent des personnages roux, merveilleux, en marge, qui commentent l’action en contrepoint. Nous ne relevons que ce que dit la grande truffe de Buz-Buz à la fin de cette première partie :

- Il est quand même parvenu à nous refiler, en moins de 30 pages, les Sœurs Chaleur et Lumière, Ondine, Andreas Parker, Téa Léoni, Gaïa, Mira Sorvino, l’armée suisse, Gwendoline, Bishop, soixante paires de bottes, des mythes et j’en passe… »

Buz-Buz, vers la fin du pizode, vire un peu monstre sur les bords. Il va tomber dans la séquence « Baise-moi » qui, nous insistons, n’a pas grand-chose à voir avec les pentes savonneuses de Virginie. Ce sont tout simplement les beautés polygones qui réclament leur dû, ce vieux marché entre la Belle et la Bête. Les mecs sont insuffisants, c’est connu. Elles ont des raisons de demander compensation aux grandes bêtes. Buz-Buz est devenu une grande bête, avec tous les pouvoirs que l’on imagine. Crocs, griffes, sexe d’acier, regard d’Alien et tellement de tendresse… Il va ainsi prendre son pied (pardon, sa patte) et se lance dans d’improbables con quêtes.

 

Il n’a aucune idée de ce qui l’attend…

Alina Gomez et les corridores rojos